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 Le fantôme du commissariat. [Tobias Glalstoff & Aristide Nielsen] [GEL]



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MessageSujet: Le fantôme du commissariat. [Tobias Glalstoff & Aristide Nielsen] [GEL]
Dim 1 Fév 2015 - 12:08


Le fantôme du commissariat
Tobias Glalstoff & Aristide Nielsen.


Une rumeur étrange circule en ville : tous les soirs, vers dix-huit heures, derrière le commissariat, un esprit ferait son apparition. Pendant une minute trente, l'esprit resterait sur place et écrirait un message à la craie, avant de disparaître, emportant son message dans l'au-delà.
C'est pour enquêter sur cette étrange apparition qu'Aristide Nielsen, chasseur émérite et croyant, et Tobias Glalstoff, le douanier avide d'informations sur le surnaturel, ont décidé de se rendre derrière le commissariat le premier février à dix-huit heures... sans se douter qu'ils ne seraient pas les seuls à avoir cette idée.

Vous pouvez faire avancer le RP comme bon vous semble. Le message du fantôme, si vous désirez le lire, sera transmis par le PNJ. Bon jeu à vous.


wolf blood
the full moon is coming
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HUMAN
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HUMAN

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MessageSujet: Re: Le fantôme du commissariat. [Tobias Glalstoff & Aristide Nielsen] [GEL]
Dim 1 Fév 2015 - 21:04

« Tu as entendu parler de cette rumeur ? » avait demandé l'un des amis de Tobias la veille au soir.

Parler d'ami dans son cas était légèrement présomptueux. Disons que Tobias s'était rapproché de lui pour obtenir des informations, guère plus. Le jeune homme pouvait l'énerver parfois, mais il se révélait une source d'informations prodigieuses, à condition de démêler le vrai du faux chez lui. Dans un premier temps, Tobias avait failli ne pas lui accorder sa confiance pour cette rumeur. Quand son ami lui transmettait une rumeur, elle était la plupart du temps fausse. Mais il ne savait pas pourquoi, cette fois, il était persuadé qu'on pouvait lui faire confiance. Peut-être était-ce le fait que, pour une fois, le jeune homme avait l'air presque inquiet par la rumeur. S'il avait l'habitude de vivre avec les créatures surnaturelles, les esprits lui faisaient peur. Tobias n'avait pas pris la peine de lui révéler ses talents d'invocateur balbutiant. Le jeune homme n'aurait pas supporté le poids de telles révélations. Prêtant une oreille attentive alors qu'il était en train de calculer ses comptes, le douanier lui avait fait signe de continuer.

« Eh bien, il y a un fantôme au commissariat ! Enfin, plus exactement derrière le commissariat. On dit qu'on peut le voir tous les soirs à dix-huit heures écrire un message que personne n'a jamais réussi à déchiffrer sur le sol. Je ne l'ai jamais vu, mais apparemment, ce n'est pas une blague, parce qu'il y a de plus en plus de témoins chaque jour. Et des policiers, en plus. Difficile de trouver plus convaincant ! »

Tobias en avait convenu, l'affaire semblait sérieuse. Ses compétences en matière d'esprit étaient limitées, puisque le seul qu'il avait malencontreusement invoqué avait disparu dans la nature pour faire les coups. Il ne comprenait pas plus les pouvoirs d'invocateur ou les obligations liées à ce statut. Mais une chose était certaine : il se devait d'en savoir plus, et ce pour deux raisons. Tout d'abord, son métier secret l'obligeait à récolter le maximum d'informations sur les créatures surnaturelles. Si le rôle de Tobias se bornait au trafic, il avait trouvé une excuse toute prête pour expliquer son enquête : le message de l'esprit. Ce qu'il pouvait y découvrir pouvait potentiellement avoir un rapport avec son enquête. Cela faisait beaucoup de pouvait, mais Tobias était ainsi : minutieux dans son travail, le genre d'homme à ne négliger aucune piste, même les plus farfelues. Ces qualités l'avaient toujours servi, puisque Tobias était toujours en vie. S'il continuait ainsi, il allait être l'enquêteur à Kingsbury qui aurait tenu le plus longtemps. Typiquement le genre de record que l'on avait envie de battre. La deuxième raison était plus personnelle : il pouvait peut-être en apprendre plus sur les esprits, sur leurs habitudes et sur la façon de les traiter. Il avait envisagé dans un premier temps la présence d'un autre invocateur en ville pour expliquer la présence de cet esprit. Malheureusement, Tobias ne voyait pas vraiment comment cela pouvait être possible de faire apparaître tous les jours un esprit qui accomplissait tous les jours la même action. Il y avait bien trop de régularité dans cette action. Cependant, ses compétences en terme d'invocation étaient si faibles qu'il ne pouvait pas exclure cette hypothèse. Un certain nombre d'invocateurs devaient être plus qualifiés que lui, et donc capables de plus que lui.
Tobias avait fait comme si la rumeur ne l'intéressait pas vraiment, mais il avait immédiatement résolu d'en avoir le cœur net. Il était en effet assez facile de vérifier cette rumeur : il aurait été stupide de ne pas le faire. Il avait pris contact avec ses supérieurs pour les prévenir de l'opération, comme il devait le faire à chaque fois qu'il prenait une initiative. Il s'agissait d'une question de sécurité : s'il lui arrivait quelque chose, sa hiérarchie devait être capable de retracer son trajet du jour, elle avait donc besoin d'être tenue au courant des actions à risque et secrètes. Le douanier avait obtenu le feu vert de son chef, qui ne semblait pas vraiment convaincu de l'existence de l'esprit, mais qui ne voyait pas de raison d'interdire à Tobias de se rendre sur place.

Dès le lendemain, vers dix-sept heures, Tobias arriva devant le commissariat. Ses rapports avec les policiers de la ville n'étaient pas forcément très bons, puisqu'ils le considéraient comme un citoyen comme les autres. Cela agaçait Tobias. Pour une fois, son goût des super-héros avait du bon, puisque ses modèles devaient supporter le même genre de situation dans leur vie quotidienne. Il se sentait donc le devoir de se comporter comme un citoyen normal pour ne pas attirer les soupçons. Malheureusement, traîner autour d'un commissariat n'était pas vraiment une attitude normale. Elle ressemblait plutôt à l'attitude des délinquants. Tobias devait donc jouer en finesse pour éviter de se faire repérer et arriver discrètement derrière le commissariat. Il commença par faire des achats à la boulangerie de la rue : il n'avait pas vraiment besoin de ce pain rond et encombrant, mais cela lui donnait une raison d'être là. Il pouvait en plus surveiller les allées et venues des policiers depuis la boutique.
S'installant dehors, il commença à manger du pain tout en regardant les policiers circuler. Il s'était positionné à l'arrêt de bus, une autre façon de rendre sa présence plus discrète et crédible. Lorsqu'il remarqua une ouverture, Tobias rangea le pain dans son emballage et se dirigea vers la ruelle qui permettait d'accéder à l'arrière du bâtiment. Elle était sous vidéo-surveillance, mais il existait un angle mort que ses supérieurs n'avaient pas manqué de lui signaler dès son arrivée à Kingsbury. Il s'enfonça ensuite dans un coin d'ombre qui lui permettrait d'avoir une vue idéale sur l'endroit où, supposément, l'esprit allait faire son apparition dans quelques minutes.
Mais Tobias n'était pas seul. Un chasseur avait déjà choisi cet endroit pour entamer sa surveillance.
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