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 NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.



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HUNTER
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HUNTER

DATE D'INSCRIPTION : 28/09/2014
GRIFFURES : 149







MessageSujet: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Dim 28 Sep 2014 - 23:41


Aristide Nielsen

« Nous sortons de la nuit pour leur rendre le jour. »
NOM + Nielsen, nom d'origine norvégienne, lointain héritage de la branche paternelle. Aristide a cependant des liens assez forts avec la Norvège, il y a notamment vécu pendant plusieurs années pour faire ses études. On peut très certainement lui trouver, plus loin, des origines anglo-saxonnes, scandinaves, françaises et baltes, c'est donc un pot-pourri assez impressionnant. Cela dit, Aristide se contente de se présenter comme un Français d'origine franco-norvégienne.
PRÉNOM(S) + Aristide est son premier prénom, et le seul qu'il reconnaît. Des Aristide Nielsen, il n'y en a pas non plus des milliards, inutile donc d'ajouter une ribambelle d'autres prénoms tous plus ridicules les uns que les autres. Il a comme autres prénoms Maurice, Alexandre, Louis, Philippe. Mais cela n'a rien de bien plaisant, aussi Aristide préfère les oublier, et grimace quand il doit montrer son passeport.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE + Aristide est né dans une ville du nord de la France, le 02 novembre 1985.
ÂGE + vingt-neuf ans, bientôt la trentaine.
NATURE + Aristide est devenu un chasseur il y a dix ans, alors que ce n'était pas sa vocation à la base. Il était autrefois un banal humain plutôt fasciné par la lycanthropie. Cette admiration est désormais morte et enterrée, de sorte qu'à présent, Aristide ne dort pas les nuits de pleine lune.
STATUT MARITAL + Aristide est célibataire. Ce n'est pas que personne ne l'a jamais intéressé, loin de là. Mais il a décidé de faire vœu de chasteté, un peu à la manière d'un prêtre. La raison en est qu'on ne peut se consacrer à une mission divine si on est distrait par une autre personne : il n'est peut-être pas ordonné, mais il se voit un peu comme un agent de Dieu sur Terre, il serait donc assez peu cohérent de s'adonner aux plaisirs terrestres, et entre autres la luxure. Il songera peut-être à se marier si jamais il arrêtait la chasse - sachant qu'une relation hors mariage n'est tout simplement pas envisageable pour Aristide.
ORIENTATION SEXUELLE + autrefois, Aristide était l'exemple du parfait pansexuel. Sans pour autant le qualifier de libertin, il n'était pas très stable et avait tendance à enchaîner les relations plutôt qu'à s'engager sérieusement. Mais ça, c'était avant son vœu de chasteté, évidemment. Il se permet encore de regarder les femmes mais ne leur fera jamais la moindre avance. Quant aux hommes, il les a définitivement exclu de son champ d'intérêt, à l'exception de l'un d'entre eux, le seul avec lequel il aurait pu éventuellement envisager une relation sérieuse. Cela ne se fera jamais.
EMPLOI + Aristide est un jeune professeur au lycée de Kingsburry. Il y enseigne sa langue maternelle, qui est le français.



mission divine.
la geste d'un chasseur.

PIECE OF MIND + Aristide, c'est cet homme toujours poli, toujours très bien vêtu, qui avance la tête haute et le dos droit. Il vous regarde, vous sourit, vous propose de vous aider s'il voit que vous en avez besoin. Bien sûr, sa façon de parler est parfois assez condescendante, et il a une fâcheuse tendance à regarder les gens de haut. Mais il n'est pas méchant, simplement légèrement orgueilleux. Aristide prend soin de lui, il cherche à toujours laisser une bonne impression auprès des autres. C'est sans doute là un défaut, mais Aristide en a pris conscience, et si vous le lui faîtes remarquer, il essayera de s'adapter. Car il n'est pas véritablement une personne fausse et manipulatrice, non, il le fait sans vraiment y réfléchir, par habitude. Aristide a toujours été élevé dans un milieu assez fier de ses origines, et il n'arrive pas trop à faire preuve de modestie. Ce n'est certainement pas l'homme le plus gentil de la ville, mais il est croyant, quoique très peu attaché au dogme officiel : il croit en Dieu sans suivre les préceptes de l'Église, préférant se référer aux textes et nourrissant, il faut l'avouer, une fascination pour le mal et les ouvrages de démonologie. Aristide a toujours aimé les choses un peu illégales, dangereuses, le morbide ; sans doute est-ce pour cela qu'il aimait autrefois les loups-garou. Désormais, Aristide a bien changé. Il ressent toujours cette tentation, mais s'efforce d'y résister. Il ne cédera pas au mal. Pas avec l'aide de Dieu. Il pense que la vraie foi naît de cette épreuve. Aristide n'est pas un chasseur né, autrefois, il lui aurait semblé inconcevable de tuer un lycan. C'était avant de changer radicalement. Désormais, Aristide est très ferme dans ses convictions, et pas forcément des plus tolérants. Il laisse les autres penser ce qu'ils veulent mais demeure persuadé qu'ils ont tort, et ne se laissera pas convaincre. Il est persuadé d'être dans le vrai, de faire ce qu'il y a à faire. Et, quand il chasse, il considère cela comme une mission divine. Ses victimes sont au fond chanceuses, car ce faisant, Aristide leur donne une occasion d'expier leurs péchés. Il ne nourrit pas de haine particulière à leur égard ; au fond, il les aime encore. Toutefois, il est de son devoir de les chasser, et il le fera avec toute sa force. En somme, c'est un fanatique qui n'en est pas un. Il pourrait parfaitement être plus favorable à un loup-garou qui n'a jamais tué personne et mène sa vie tranquille qu'à un chasseur qui néglige de respecter le code. Aristide considère en effet que c'est une limitation nécessaire. Autrement, il entretient des rapports tout à fait cordiaux avec les familles de chasseurs qui dominent la ville, mais veille bien à ne pas entrer dans leurs histoires : tout cela, ce n'est que de la politique qui pourrait le détourner de son véritable but. Il ne le sait pas, mais Aristide est un chasseur béni, ce qui va plutôt bien à un croyant comme lui.


DROP OF BLOOD + Aristide a tout un nombre de faiblesses. Il est assez mauvais en langues, même s'il maîtrise plutôt bien l'anglais vu qu'il vit aux États-Unis depuis des années, cela dit, il a conservé un accent français assez prononcé. Il a un sens de l'orientation qui n'est pas mauvais, mais qui est loin d'être excellent. Il ne nage pas très bien. Il a un faible pour les dessins animés et aime beaucoup les regarder le matin, au lieu de corriger ses copies. Il a l'estomac fragile et donc souvent des problèmes de digestion. Il a le vertige. Mais en dehors de cela, Aristide est quelqu'un de plutôt solide. Il a rencontré la foi après avoir accidentellement blessé une femme, qu'il a failli tuer. Il s'est alors dit que la situation ne pouvait plus continuer, qu'il devait changer. Il s'est mis à lire les Écritures et est devenu croyant. Il aime bien citer des passages de la Bible mais le fait rarement, par peur que les gens ne le jugent. Il n'affectionne rien tant que de rester chez lui le soir et lire un bon livre, bien calé dans son fauteuil de lecture, une tasse de café à proximité. Aristide est assez casanier, il a tendance à garder les mêmes vieilles habitudes, comme de vérifier sa boîte mail avant d'aller petit déjeuner, de toujours finir ses repas sur une note sucrée, ou bien de corriger ses copies sur sa table de bureau - il n'y arrive pas ailleurs. Il mène une vie assez sereine, on aurait parfois du mal à croire qu'il est un chasseur, toutefois, il s'entraîne quotidiennement, que ce soit de la course à pied, du tir à l'arc ou bien un sport de combat. Il ne va jamais à la messe, mais il fait une prière tous les soirs avant de se coucher. Il ne se sépare jamais de la croix qu'il porte autour du cou, qu'il considère comme un porte-bonheur, presque un talisman. Enfin, le dernier fait notable à propos d'Aristide, c'est qu'il part tous les étés pendant deux semaines en vacances en France, où il retrouve sa famille et en profite pour faire le plein de bonne nourriture gastronomique, bien française.

Skidbladnir
toujours la même personne

PRÉNOM RÉEL + un certain prénom.
ÂGE + vingt ans révolus, proche de l'anniversaire suivant.
RÉGION + Lorraine.
DE QUELLE FAÇON AS-TU TROUVE LE FORUM + en tapant son adresse url dans mon navigateur, comme tous les jours.
QUE PENSES-TU DU FORUM + il gère et il est magnifiquement beau.
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AUTRE CHOSE A DIRE + aimez-moi.

wolf blood
the full moon is coming
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Dim 28 Sep 2014 - 23:42


J'emprunterai ton rêve.
il souriait, comme si sa vie en dépendait...


Aristide Nielsen était un adolescent comme les autres. Rien dans son attitude, dans ses goûts, dans ses fréquentations ne laissaient entendre qu'il était un peu à part. Sa famille l'était. Appeler son fils Aristide alors que les prénoms à la mode, comme Julien, Nicolas ou Sébastien, étaient bien évidemment mieux vu. Le jeune homme s'en fichait. Son prénom était le sien, il aimait bien l'idée d'avoir quelque chose d'unique - la seule, peut-être - qui le distinguait des autres. En dehors de sa famille. Aristide n'aspirait d'ailleurs pas réellement à être une personne unique. Il s'habillait comme les jeunes de son âge, et il n'aurait pas supporté de ne pas être à la mode. Il avait des amis ; il n'était pas la personne la plus populaire de son lycée, mais il n'était pas non considéré comme un naze. Son existence promettait de continuer sur la même voie, d'être toujours aussi banale, toujours aussi normale. Mais ça, c'était avant. Avant qu'il ne vive un événement qui devait le transformer pour toujours.

Au lycée, tout le monde connaissait ces jeunes gens sous le nom de Fureteurs. Fureteurs, car ils passaient leur temps à mettre le nez là où cela ne les regardait pas. Ils étaient cinq garçons et trois filles, huit adolescents qui partageaient une même passion, une passion dévorante : celle du surnaturel. Ils avaient constitué leur repère dans le sous-sol de la maison de l'un d'entre eux, qui s'y prêtait plutôt bien. Les Fureteurs avaient toujours une nouvelle à annoncer. Il faut dire que leurs investigations, afin de débusquer une trace du surnaturel, les amenaient souvent à découvrir des secrets que d'autres n'auraient pas voulu révéler au grand jour. Quand ils avaient un scoop, ils le dévoilaient, peu importait ce dont il s'agissait. Ces huit aventuriers étaient à la fois craints et admirés dans leur établissement. Pour autant, on ne les respectait qu'en tant que groupe. Quand Aristide se pointait le matin, alors qu'il n'y avait encore personne, nul ne faisait attention à lui. C'était tout si juste si on veillait à ne pas trop s'approcher de lui, afin qu'il ne pût pas entendre leurs conversations. Aristide était le dernier membre. Celui que les membres initiaux de ce groupe ne voulaient pas intégrer, car cela brisait un peu la symbolique de leur nombre : ils étaient sept avant son arrivée. Au final, ils n'avaient pas pu lui dire non. Aristide en connaissait plus long sur le surnaturel que nul autre. Il était fasciné notamment par la lycanthropie, et la bibliothèque contenue dans sa chambre regorgeait de livres qui traitaient de ce sujet. Il s'agissait aussi bien de fictions que d'obscurs traités anciens, ou même des magasines dont un article livrait un témoignage intéressant. Aristide en savait plus long que tous les autres, de sorte que les Fureteurs finirent par accepter sa candidature et l'intégrer dans leurs rangs.

Aristide menait pourtant une vie normale à côté. Sa famille était certes un peu conservatrice et sévère, mais en dehors de cela, rien ne le distinguait vraiment des autres jeunes de son âge. Mais lui s'efforçait d'être comme les autres. Peut-être, déjà dès cette période, sentait-il qu'il ne l'était pas en profondeur. Parce qu'il ne voyait pas forcément l'intérêt de nombreuses pratiques courantes chez les autres. L'alcool lui déplaisait. Il ne fantasmait pas devant les femmes des magasines qui circulaient entre les garçons. Mais il jouait à cela, en quelque sorte. Il jouait à être normal, et inhibait toute protestation issue de son éducation. Était-ce mal de multiplier les conquêtes, sans jamais se fixer réellement, sans avoir une relation qui dure plus d'un mois ? Ses parents, assurément, lui auraient assuré que lui ; et peut-être que l'adolescent se sentait, tout au fond, dérangé par sa propre attitude. Pourtant, cela ne changeait rien à la situation : Aristide était un inconstant. Il l'était depuis la quatrième, quand il avait eu sa première copine : elle avait profité de lui, puis au bout de trois semaines, elle l'avait abandonné, se reportant sur une nouvelle cible qui était plus intéressante car elle ne l'avait pas encore atteinte. Aristide s'était dit qu'il devait faire de même. Et il avait imité cette attitude - en étant parfois bien pire. Car Aristide était assez orgueilleux, et il avait une fâcheuse tendance à se montrer condescendant avec la personne avec qui il formait momentanément un couple. On disait donc de lui qu'il aimait écraser les autres quand il ne leur trouvait plus le moindre intérêt. Le jeune homme n'avait pas hésité à jouer de cette image. Il n'en avait même que plus de succès. Nombreux furent ceux et celles qui furent attirés par Aristide. On ne pouvait pas réellement dire qu'ils étaient amoureux : pouvait-on vraiment tomber amoureux d'une personne qui ne se montrait pas sous son vrai jour ? Mais Aristide attirait, inlassablement. Il y avait en effet quelque chose de mauvais. On pouvait le sentir sans même le connaître. Aristide n'aurait eu aucun scrupule à essayer de tuer quelqu'un. Essayer seulement : il aurait très certainement regretté de passer à l'acte, dans la mesure où cela aurait gâché sa vie. Le mal était comme enraciné dans son cœur. Il ne pouvait s'empêcher de sourire quand il se passait de grave. Il n'était guère compatissant. Voilà celui qu'était Aristide. Mais cette partie, finalement, nous intéresse assez peu. Car Aristide n'est plus ce jeune homme, et espère bien enterrer le passé.


Chapitre premier
« Allons, ne prétends pas ne pas être intéressé. Tu crois que je ne t'ai pas vu, peut-être ? » L'arrogance d'Aristide est presque légendaire. En tout cas, c'était le cas au sein de son lycée, mais elle commençait à se faire connaître aussi à la fac. Qui n'avait pas au moins entendu parlé d'Aristide Nielsen, cet étudiant en deuxième année de licence d'anglais, connu pour être à la fois une sorte de petite génie de la grammaire anglaise - une de ses passions inavouables - et un fou persuadé de l'existence du surnaturel ? C'était lui qui avait fait sensation en faisant publier un article particulièrement drôle - et complètement inventé - dénonçant une grande conspiration visant à remplacer tout le personnel par des loups-garou. Alors forcément, son nom est connu, et on se retourne sur son passage. Sauf lui. Rien que d'y penser, Aristide se sent gagner par l'agacement. Voilà quelqu'un à qui il dit bonjour en toute sympathie et qui s'abstient de lui répondre. Nielsen déteste cela. Nielsen voudrait que tout le monde reconnaisse qu'il est quelqu'un de bien, quelqu'un qu'il vaut la peine de fréquenter. Mais visiblement, cela ne marche pas avec tous. Fox, lui, ne se retourne pas quand il passe et ne semble pas particulièrement impressionné par ses actions. Il se contente de l'observer avec froideur, et de répondre sur le ton glacial associé. Cependant, en ce matin de novembre, Fox ne répond pas à sa remarque, continuant d'avancer droit devant lui, affectant de ne pas le voir alors qu'ils marchent ensemble. Aristide a fait exprès de le croiser, qui plus est ; ils n'habitent pas très loin de l'autre, mais n'empruntent normalement pas le même chemin pour se rendre à l'université. Le Français a préparé cela pendant des semaines. Après tout, ce n'est pas tous les jours que l'on demande à un étudiant américain, qui fait ses études dans le pays de la gastronomie et qui n'a pas l'air de manger au fast-food tous les jours, de sortir avec soi. Fox, il ressemble plus à un de ces types clichés que l'on voit dans les films. Le genre qui fait du sport et attire toutes les demoiselles. A ceci près qu'il n'a pas vraiment la personnalité qui va avec. Aristide soupire. « D'accord. Soit. Admettons que tu n'aies rien fait. Il n'empêche que j'en suis sûr, je t'intéresse. » Aristide guette une réaction, n'importe quoi, qui puisse lui montrer que Fox réagit. Il voit simplement son poing se serrer, alors que son beau visage demeure impassible. Aristide ne peut s'empêcher de sourire. Pour sûr, ce serait très certainement un honneur de se prendre un coup de poing donné par Fox, car si celui-ci a tendance à être assez violent, avant d'en arriver à ce stade, il faut vraiment l'énerver beaucoup, car il se contrôle plutôt bien. Mais tant qu'à faire, c'est autre chose qu'Aristide désirerait de lui. Fox finit par ouvrir la bouche : « Qu'est-ce qui te fait croire cela ? » Bien. Il a mordu à l'hameçon, et Aristide se fait une joie de lui offrir la liste qu'il a mentalement élaboré depuis le jour où il s'est dit qu'il pourrait quitter sa copine du moment pour Fox. C'était il y a déjà six mois. Il est rare qu'Aristide passe autant de temps à chercher à convaincre quelqu'un qu'ils pourraient former un joli couple, l'espace de quelques courtes semaines ; mais il faut dire que Fox ne lui a toujours pas dit véritablement « oui. » Cette situation obsède Aristide. Il est persuadé que Fox ressent la même chose que lui ; non, c'est même sûr, il le lui aurait clairement dit autrement, sinon ; mais Fox passe aussi une bonne partie de son temps à l'ignorer. Peut-être cherche-t-il à savoir si Aristide le voit comme un simple nom à ajouter à son palmarès... ou s'il le voit comme une personne un peu plus importante à ses yeux. « Eh bien, déjà, tu as déjà accepté plusieurs de mes invitations, même si tu as refusé toutes celles au resto, au cinéma et les promenades. Tu me laisses t'appeler Felix... » le véritable prénom de Fox, qu'il n'utilise jamais et n'aime pas qu'on utilise « … tu m'as donné ton numéro de téléphone et tu réponds toujours dans les cinq minutes à mes messages si tu es sur ton portable, tu as été là pour moi quand le chat de ma sœur est mort et que je n'avais personne auprès de qui pleurer parce que je n'avais jamais osé avouer que je l'adorais, tu m'as dit que tu serais d'accord pour m'inviter dans ta maison de Kingsburry si jamais je voulais passer l'été aux États-Unis, tu m'as défendu quand on m'a accusé de vol... et surtout, point non négligeable... » Aristide se place juste devant lui, le visage illuminé par la fierté, empêchant Fox d'avancer. « … tu n'as jamais dit que non, tu ne voulais pas de moi. » Les lèvres de Fox tremblent. Son regard s'assombrit. Et Aristide se sent envahi par un sentiment de triomphe. Cette réaction en elle-même répond à ses questions. Parce que Fox ne peut pas lui mentir. Fox est un menteur, mais pas avec Aristide. Il finit par soupirer à son tour. « Mais je n'ai pas dit oui non plus, fait-il remarquer en lui lançant un regard condescendant digne de ceux qu'Aristide jette habituellement à ceux qui ne sont pas de son rang. C'est tout de même toi qui t'accroche à moi, plutôt que l'inverse. » Aristide hausse les épaules, le regard brillant. Il se reporte à son côté, leur permettant ainsi de reprendre leur marche vers le campus. Fox n'a pas tort. Il n'a jamais fait le moindre pas vers lui. C'est toujours Aristide qui le fait. Avec son arrogance habituelle et ses idées bien ancrées dans la caboche. Aristide est déterminé : quand il tombe sur une proie, il ne la lâche pas tant qu'elle ne désire pas rester entre ses griffes. Une fois que la victime se complaît dans cette situation, à quoi bon continuer ? Mais Fox, lui, est différent. Aristide le sait, il n'acceptera jamais de tomber dans ses griffes. Il en restera toujours en dehors, et ce, même s'il daignait un jour donner à Aristide ce qu'il lui demande. C'est sans doute pour cela qu'il a si envie de lui. « Je te le redemande, Felix. Est-ce que ça te dirait de venir chez moi, ce soir ? » Silence. Aristide retient son souffle, et s'efforce de maintenir son regard droit devant lui, pour ne pas regarder Fox. Il a trop peur d'entendre le mot fatidique. Il sait qu'il a demandé à Fox une décision définitive. Il veut qu'il lui dise si, oui ou non, ils peuvent continuer ainsi. Finalement, Felix finit par lui répondre : « Je viendrai. »

Il est quinze heures, et Aristide quitte le campus, le sourire aux lèvres. L'euphorie qui l'habite lui ferait presque peur, car il ne se souvient pas avoir ressenti une telle joie autrefois, à part peut-être la fois où sa famille a cessé de lui faire des remarques le jour où il a ramené sa treizième copine à la maison - comme quoi, ce nombre porte parfois bonheur. Il réfléchit à ce qu'il doit acheter. Il profite du fait que son colocataire est rentré chez lui pour assister à un mariage dans sa famille pour disposer de l'appartement qu'ils louent ensemble à son gré ; et cela implique de préparer le dîner pour Fox et lui. Aristide n'est pas très doué en cuisine ; dans sa famille conservatrice, ce n'est pas vraiment une tâche pour les hommes - même si lui trouve cela discutable, cela dit, comme ça l'arrange, il n'a jamais véritablement protesté contre ce fait -, du coup il laisse souvent faire son colocataire. Cependant, il doit bien faire un effort... vu que Fox n'a jamais voulu se rendre au restaurant avec lui, il doit bien trouver une solution de remplacement. Aristide sifflote joyeusement en se rendant vers le magasin d'alimentation où il a coutume de s'approvisionner. Les prix ne sont pas très élevés et la qualité respectable. Aristide continue sur sa lancée, jusqu'à ce qu'il percute accidentellement une femme en train de faire son jogging. Les deux tombent en arrière, et Aristide est le premier à se relever, visiblement moins déboussolé, et tend la main à la femme. « Est-ce que vous allez bien ? » Elle prend sa main et se redresse à son tour. Il la dévore des yeux. Elle doit avoir dépassé les vingt-cinq ans, mais pas de beaucoup. Elle porte de longs cheveux d'un roux sombre, une partie de lunettes de soleil et une tenue de sport moulante de couleur noire, qui met en valeur ses formes. Plutôt agréable, pour ne pas dire plus. Aristide sourit d'un air penaud. « Je suis désolé, j'aurais dû regarder où j'allais. » Elle secoue la tête, un geste qui sema le trouble dans le cœur d'Aristide. L'espace d'un instant, il oublie complètement qu'il a réussi à arracher un rendez-vous à Fox ; il est obnubilé par cette femme ravissante qui est entrée dans sa vie sans prévenir. Puis il se ressaisit, et s'apprête à repartir quand elle le prend par la main. « Attendez un peu ! Vous me bousculez, vous pourriez au moins me payer le café... » Aristide la regarde d'un air surpris. Il pourrait croire que c'est simplement une façon de se faire pardonner, mais il observe calmement les yeux de cette femme, et ce qu'il y lit ne lui laisse aucun doute sur ses intentions. Avidité. Désir. Luxure. Elle a le regard d'une perverse. Est-ce ce regard qu'il porte sur les autres, quand il les invite à sortir avec lui ? Est-ce le visage qu'il montre à Fox à chaque fois qu'il s'approche de lui ? Si tel est le cas, pas étonnant qu'il se montre réticent. Le trouble que ressent Aristide se métamorphose en inquiétude. « Je... je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. » : répond-t-il avec une timidité qu'il n'a jamais éprouvée auparavant face à une femme. Quelque chose l'impressionne. Sans doute le fait de se retrouver face à un désir qu'il n'a pas souhaité. Le fait de se sentir proie, pour une fois, et non prédateur. Aristide essaie de dégager sa main en douceur, mais elle resserre la sienne et enfonce ses ongles dans sa chair. « Lâchez-moi. » : gronde Aristide, et il finit par se dégager, puis se met à courir pour échapper à cette folle.
Elle le suit. Elle fait du jogging régulièrement, contrairement à Aristide qui, alors, n'est pas encore un grand sportif, et a facilement quelques petits kilomètres en trop. A vrai dire, s'il était une femme, il n'irait pas très loin avant de se faire rattraper. Mais il a la chance de pouvoir conserver un minimum de distance avec elle. Il en est conscient. Il est tombé sur une folle. Il ne sait pas au juste en quoi consiste sa démence, mais il est certain que ça ne doit pas être bien joli dans sa tête. Aristide pourrait presque la semer... mais arriver à un carrefour, il est forcé de s'arrêter, car le feu est rouge pour les piétons, et les voitures passent à toute vitesse - du moins, pour un humain, car elles ne dépassent pas vraiment les cinquante kilomètres par heure. Et la femme s'approche de lui. Il cherche un endroit où se cacher. N'en trouve pas. Et elle apparaît, juste devant lui. Elle lui attrape à nouveau les poignets et essaient de l'attirer vers elle. Aristide se débat. « Oh, allez, gamin, c'est juste un café, allez, dis oui... » Aristide se fige. Il a l'impression de s'entendre, lui. Il se voit en face de Fox. A lui faire d'incessantes propositions certainement pas innocentes. A lui demander de dire oui, de façon définitive. A insister pour avoir une réponse, y compris quand Fox n'en a pas la moindre envie et rêve de se retrouver seul. Aristide comprend. Et quand la femme s'approche de son visage, comme pour l'embrasser, il se met à hurler comme un possédé. Faisant appel à une force dont il ne se sentait pas capable, une force parfaitement humaine et masculine, il soulève la femme, qui ne s'y attend pas, et l'envoie valser sur la route, juste au moment où une voiture passe. La femme se fait écraser sous ses yeux.

Il est plus de minuit quand Aristide rentre chez lui, épuisé. Quelque chose semble s'être brisé en lui. La femme n'est pas morte. Elle est grièvement blessée, mais elle devrait s'en sortir. La police, appelée sur les lieux, en a conclu que c'était un accident. Aristide est donc libre... sauf qu'il sait bien qu'il est parfaitement responsable de son acte. Qu'il aurait pu la tuer, juste parce qu'il ne supportait pas de voir une femme aussi méprisable être son reflet presque parfait. Il s'arrête sur le seuil en observant une forme assise contre sa porte. Fox. Le cœur d'Aristide se sert. Il est venu. Pour une fois, il est venu, et Aristide n'était pas là. Son regard, dur et accusateur, est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Aristide s'effondre en plein couloir, les joues parcourues de larmes, les épaules secouées par les sanglots. Il ne pourra pas lui en vouloir, s'il lui dit non. Il est horrible. Il se déteste. Il est presque un meurtrier. Il sent des bras entourer son corps. Qui l'attirent contre celui de Fox, doucement, comme pour un enfant qu'on désire consoler. Les doigts de Fox se mettent à parcourir ses cheveux.
Et Aristide se laisse aller dans son étreinte.

Le lendemain, il fait ses valises, et disparaît pendant plusieurs mois.


Chapitre deuxième
Le regard satisfait de sa mère commence à agacer Aristide. Il ne peut pas faire comme s'il ne le voyait pas. Elle se réjouit clairement de son malheur. Elle le lui avait fait remarquer dès qu'elle l'avait vu arriver avec ses bagages et un air catastrophé sur le visage : la vie qu'il menait jusque là ne pouvait que le mener au désastre. Il ne pourrait pas être heureux tant qu'il se montrerait aussi volage. Aristide évite de lui répondre, mais son comportement commence de plus en plus à l'énerver. Et ce, d'autant plus que ses cadets s'y mettent à leur tour. Quand Aristide sort de sa chambre, fait assez rare, mais qui lui arrive tout de même de temps en temps, pour aller aux toilettes, se nettoyer ou prendre des provisions, il y en a toujours un qui passe dans le couloir et lui fait une remarque. Aristide serre les dents et les ignore magistralement, toutefois, il ne peut pas s'empêcher d'entendre ce qu'il dit. Il peut juste faire semblant de ne pas les remarquer. Et son père, dans toute cette histoire... C'est certainement le pire. C'est lui qui, dès le premier jour, a lancé des menaces à son encontre. Lui annonçant que, s'il ne finissait pas par admettre ses erreurs et présenter ses excuses à la famille, il le mettra à la porte. Aristide a la clé de sa chambre, mais le double est entre les mains de son père. Ce qui explique qu'il pénètre dans sa chambre, juste au moment où Aristide s'apprêtait à envoyer un texto. Le père Nielsen observe son téléphone portable avec une franche hostilité, et Aristide se souvient très bien qu'il a dû effectuer des travaux chez plusieurs voisins pour obtenir l'argent nécessaire afin de s'acheter un téléphone - sans parler du forfait, encore heureux qu'il ait toujours trouvé une solution pour le financer. Nielsen père s'approche de son lit, où Aristide gît, telle une poupée dénuée de vie. « Montre-moi ton téléphone. » « Non. » Aristide s'anime un peu, serrant un peu plus fort son appareil dans la main. Hors de question qu'il voit cela. Le père se met à ricaner. « Tu as donc des secrets à cacher, fils indigne. Très bien, si c'est comme ça... »  Il agrippe la main d'Aristide si violemment que le jeune homme est obligé de lâcher son appareil. Le père s'en empare et commence à lire le texte qu'il s'apprêtait à envoyer. Un message à Fox, bien évidemment. Il est le seul à qui il envoie des messages, en ce moment. Et encore. De façon assez irrégulière. Quand il se sent d'humeur de lui répondre. Ou quand il ressent le besoin de se prouver qu'il compte aux yeux de quelqu'un, non parce qu'il est un membre de la famille, mais pour celui qu'il est véritablement. Un garçon qui a toujours souhaité mener une vie normale. Son père pâlit en lisant le message, puis fouille le reste de sa messagerie. Aristide regarde, passif, son regard s'assombrir au fur et à mesure de sa lecture. Il sait très bien qu'il n'aime pas Fox. Il l'a vu, une fois, et il en a gardé un très désagréable souvenir. Il le voit comme un jeune homme pas très mal élevé, qui ne respecte pas les règles les plus élémentaires. Il n'a pas tort, Fox n'est pas une personne lisse et gentille qu'un père conservateur puisse espérer comme fréquentation pour son fils. Aristide voit exactement le moment où il tombe sur le message qu'il espérait de tout son cœur que son père ne le verrait jamais. On dirait que les yeux de son père vont jaillir de sa tête. « Tu me manques, Felix ? lit le père d'une voix incrédule. Qu'est-ce que tu lui écris, Aristide ? Tu crois que c'est le genre de choses à écrire à un jeune homme ? » Aristide, furieux, lui reprend le téléphone des mains et recule de quelques pas, afin de se mettre hors de sa portée. Il s'est attendu à une telle réaction de sa part. Normalement, ça ne le dérangerait pas comme cela. Mais on parle de Fox, là. Celui qui l'a aidé à tenir quand il s'est dit qu'il n'était qu'un monstre, surtout en comparaison des critères de ses parents. Son ami. Quant au reste de ses sentiments, il les tait. « Sors de ma chambre, papa. Je fais ce que je veux de ma vie. Je dis ce que je veux à Felix ou à qui je veux. » Son père éclate de rire avant de croiser les bras d'un air résolu. « Si tu n'es pas content, tu n'as qu'à t'en aller. La porte est grande ouverte. » Aristide le dévisage. Il est sérieux. Il est véritablement en train de le mettre dehors. Le jeune homme acquiesce en silence, puis, sous les yeux de son père, va chercher sa valise, au fond de son placard, et commence à y entasser ses affaires. Puis, quand il a fini, il regarde son père d'un air mauvais. « Adieu, dans ce cas. » Son père ne fait pas le moindre geste pour le retenir

Aristide, au bout d'un long moment, finit par retourner dans l'appartement qu'il partage avec son colocataire, puis par reprendre les cours. Mais le cœur n'y est pas. Il lui semble que quelque chose lui a été arraché, définitivement. Une part de sa jeunesse. La joie de mener sa vie comme il l'entend. Qu'est-ce qui, au juste, ne va pas chez lui ? Pourquoi est-il devenu si horrifié à l'idée d'être celui qu'il a toujours été ? Aristide faiblit. Il sent comme une lumière s'éteindre en lui. Jusqu'à ce jour où son colocataire lui tend un lourd bouquin en lui disant : « C'est pour toi. Peut-être trouveras-tu la paix en lisant ceci. » Et Aristide s'est ainsi plongé dans la lecture de la Bible, sur une incitation de son colocataire. Il ne s'y serait peut-être pas mis comme cela, si ses parents avaient été croyants. Mais ils étaient définitivement athées, même s'ils n'avaient aucun scrupule à défendre les schémas les plus traditionnels qui soient. Aristide n'était pas croyant. Mais sa lecture offrait quelques réponses aux questions qu'il se posait, et lui montrait qu'il ne s'interrogeait pas toujours sur les bonnes choses. Aristide se met à espérer. Pour Noël, Fox lui achète des livres de métaphysique, comme il le lui a demandé. Il le regarde d'un air sceptique, demandant : « Es-tu sûr que c'est ce que tu veux ? » Et Aristide acquiesce doucement. « Pourquoi donc ? » Aristide lit dans ses yeux une réelle curiosité... ainsi qu'une inquiétude sincère. Il devine qu'il a peur pour lui. Fox ne veut peut-être pas le voir changer. Il aimerait sans doute qu'il reste cet espèce de gamin irresponsable, un peu monstrueux, qu'il a toujours été. « Je deviens adulte, je présume. » : déclare-t-il en riant, mais le cœur n'y est pas. Cela fait déjà un an et un mois que cette femme a été blessée par sa faute. Il n'est pas sûr qu'il s'en remettra un jour.

Aristide a compris qu'il ne pourrait plus continuer ainsi. Qu'il doit mettre les choses au clair, une bonne fois pour toutes. Que, pour sceller sa transformation, il doit renoncer à sa pire tentation. Le faire, c'est tirer un trait sur son passé. Refuser d'être le même homme qu'autrefois. Voilà pourquoi, alors que le soleil vient à peine de se lever, Aristide se tient debout devant la porte de Fox. Il attend calmement que la porte s'ouvre et révèle le visage encore ensommeillé de l'Américain. Aristide se sent tout drôle, face à lui. Il y a comme un décalage entre son esprit et son cœur. Son esprit qui rejette tout en bloc, qui lui dit que c'est mal. Son cœur qui ne peut s'empêcher de battre plus fort en le voyant. Plus fort, plus vite. Aristide ne lui laisse pas le temps de le saluer ou de lui demander ce qu'il fait de si bonne heure devant chez lui, sans avoir prévenu qui plus est. Il s'approche de Fox, et profitant du fait que l'Américain est encore endormi, pose doucement ses lèvres contre les siennes. Fox ne réagit pas, sur le coup. Il ne comprend sans doute pas pourquoi Aristide toque à sa porte à une heure indécente pour l'embrasser. Mais il finit par lui répondre, et Aristide se sent triste en se disant que pendant tout ce temps, il a eu raison sur son compte. Quel gâchis, franchement. Ils finissent par se séparer, et Aristide lui lance un regard sérieux. « Je suis venu te dire au revoir. J'ai décidé de la vie que je vais mener, et tu n'y as pas ta place. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas. » Il secoue lentement la tête, essayant de trouver le courage de ne pas faiblir. Cela devient de plus en plus difficile, il se demande presque pourquoi il est obligé de faire cela. Il serait tellement plus simple d'abandonner, de se laisser aller, de s'embarquer dans une de ces nombreuses relations intenses qui lient deux hommes. « C'est précisément pour cela que je veux que nous en arrêtions là. Je dois arrêter de penser à toi. C'est mal. Tu ne feras que me détourner de mon objectif. Parce que tu m'obsèdes, Felix. » Fox lui lance un drôle de regard. Aristide n'arrive pas à déterminer ce qu'il pense. A vrai dire, jusque là, il a toujours été très volage, il n'est pas du genre à s'accrocher à quelqu'un. C'est pourtant ce qu'il a fait. Et maintenant, malgré tout, il préfère s'en aller, sous prétexte qu'il considère qu'on ne peut pas se marier avec un homme ? « Eh bien, que veux-tu que je te dise. Au revoir, Aristide. Si tu n'es pas capable d'assumer ce que tu ressens, nous n'avons plus rien à nous dire. » Aristide aurait bien envie de lui dire qu'il assume. Que c'est simplement incompatible avec une vie dans le droit chemin. Mais Felix a raison, dans le fond. Alors, sur un dernier sourire, il le quitte.


Chapitre troisième
Il passe délicatement les doigts sur la structure métallique de l'arc qui est posé juste sous ses yeux, presque avec hésitation. Le contact froid avec sa surface le fait frissonner. Cette arme est froide comme la mort. Elle ne cache pas qu'elle est un outil glacial, sans cœur. Il hésiterait presque à s'en servir. L'un des dix commandements ne dit-il pas : tu ne tueras point ? Mais ce commandement n'a jamais empêché la moindre exécution. La peine de mort n'est pas une crime : le bourreau n'est pas un meurtrier. Cette pensée le conforte dans son choix, et Aristide empoigne l'arc à pleine main. L'arme est plus lourde que ce qu'il aurait pensé. C'est logique. Un instrument servant à donner la mort ne peut être léger. Ce poids physique représente ce qui pèse sur l'âme de celui qui a tué, même si son acte était justifié. Aristide sent que cette arme-là est encore vierge. Que nul n'a jamais eu à périr d'une flèche lancée par elle. Toutefois, un jour, elle goûtera le sang. Elle fera son baptême en même temps que lui. Ce jour-là, ils deviendront comme des croisés modernes - en un peu moins dogmatiques, cela dit. « Il est à toi. » : annonce celle qui a accepté d'être son mentor. La matriarche d'une famille de chasseurs. Aristide lève les yeux vers elle. Il se dégage d'elle un sentiment de sérénité et d'assurance qu'il aimerait pouvoir ressentir lui aussi. Il a conscience qu'il est encore faible et fragile. Qu'il doit endurcir son cœur et son esprit, pour espérer un jour devenir comme elle. Une personne qui a conscience de faire ce qu'elle doit faire. Une personne qui accomplit son devoir sans faiblir. Les yeux émeraude de son professeur se posent sur les siens, et un sourire mince apparaît sur le visage de la femme. « Pour le moment, ne pense pas à la mort. Tu auras bien le temps de t'y habituer pendant ton entraînement. Pour l'instant, tu dois juste penser à ne devenir qu'un avec lui, d'accord ? » Aristide acquiesce doucement. Devenir un. Oublier le fou insouciant qu'il a toujours été. Son mentor se lève, et Aristide la suit. En face d'eux se dressent trois cibles, de plus en plus éloignées de lui. Aristide plisse les yeux. Elles lui paraissent extrêmement lointaines. Arrivera-t-il à les atteindre, un jour ? Son professeur se poste à ses côtés et désigne la cible la plus proche. « Chacune de ces cibles marque une évolution dans ton entraînement. Tant que tu ne seras pas capable d'atteindre le cœur de la première à coup sûr, tu ne pourras pas progresser au stade suivant. Ce n'est pas un sport. Je vais t'apprendre à te défendre et à tuer, c'est pourquoi je ne te permettrai pas de sortir chasser tant que j'estimerai que tu n'es pas prêt. » Aristide ne répond pas, les yeux fixés sur la cible. L'atteindre. Tel est son objectif. Avant de pouvoir accomplir sa mission divine, il doit d'abord oublier qu'il en a une, et se concentrer sur cette cible. Elle deviendra sa nouvelle obsession, sa nouvelle fascination. La femme l'observe, avant de demander doucement : « Es-tu sûr de vouloir apprendre ? Ce n'est pas ton destin, et je sais que tu as toujours aimé ces créatures. » Elle essaie d'être gentille, même si la façon dont elle parle de ces « créatures » laissent deviner l'opinion qu'elle se fait du surnaturel. Une expression cynique s'empare du visage d'Aristide. « Peu importe ce que moi, je pense. Le mal doit être éradiqué. » L'air inquiet de son mentor ne lui échappe pas. Sans doute a-t-elle peur de le voir devenir un fanatique. Même si quelqu'un comme elle n'apprécie guère les loups-garou, elle s'en tient au code des chasseurs comme si sa vie en dépendait. Qu'elle ne s'inquiète cependant pas. Aristide ne se voit pas comme un chasseur fanatique. Il se voit comme un bourreau.

Finit par venir le jour du test final. Le jour où l'existence d'Aristide va basculer. Où il va passer de l'autre côté : du côté de ceux qui ont du sang sur les mains. Pendant toute la journée, le jeune professeur d'anglais s'est senti nerveux. Même ses élèves l'ont ressenti, restant curieusement silencieux pendant qu'il leur posait des questions sur les exercices de grammaire qu'il leur a donné à faire - après tout ce temps, cela reste ce qu'il préfère dans les cours de langue, la grammaire. L'humeur sombre, il quitte le collège où il est devenu enseignant pour se rendre dans la forêt municipale, qui se situe non loin de là. Cela lui prend environ un quart d'heure pour y arriver, plus une demi-heure pour se rendre au lieu de rendez-vous fixé par son mentor. Elle est déjà là quand il arrive, et elle a apporté son arc. Les yeux d'Aristide se fixent sur l'arme d'un air froid. Aujourd'hui est le grand jour. « Souviens-toi de tout ce que je t'ai dit. Souviens-toi de ne pas hésiter avant de tirer. Le loup qui rôde dans ces bois est dangereux et a déjà tué des innocents. Il n'aura aucun scrupule à te tuer, Aristide. » Il acquiesce. Elle lui pose doucement une main sur l'épaule, comme pour le rassurer, puis le laisse seul. Aristide se retrouve en territoire ennemi, peu avant le coucher du soleil qui précédera une nuit de pleine lune, avec pour seules ressources son entraînement et son arc. Pourtant, il ne se sent pas effrayé. Loin de là. Il ressent un étrange calme. Au fond de lui, il a la certitude qu'il verra le soleil se lever de nouveau - mais pas sa cible. Il s'est montré acharné, déterminé, appliqué ; il a appris, et il est devenu aussi dangereux que son arme. Aristide sait qu'il peut le faire.
Il se met en route, évitant de rester immobile trop longtemps. Il sait que le loup-garou repérera son odeur ; il a un odorat assez développé pour cela. Il ne pourra s'empêcher de sauter sur l'occasion : une proie s'aventure sur son territoire. La nuit tombe doucement. Aristide sent l'air se rafraîchir autour de lui, et s'engouffrer dans ses vêtements. L'hiver approche. Tant mieux. Cela l'aide à rester concentré. Au bout de quelques heures, il finit par entendre un hurlement, au loin. C'est la première fois qu'il entend quelque chose d'aussi inhumain, et, même s'il essaie d'être brave, il sent son sang glacer en entendant ce cri. Il resserre sa prise sur son arc. Tout se passera bien. Il a tout prévu... enfin, normalement. Aristide va se poster derrière un tronc d'arbre abattu. Son cœur bat curieusement vite. Ce qu'il ressent, ce n'est pas seulement une forme de peur. C'est aussi... de l'excitation. Un peu comme quand il faisait la cour à Fox, sauf que cette fois, il ne s'agit plus d'un renard, mais d'un loup-garou. Le doute l'envahit. Il n'est pas certain d'avoir fait le bon choix. Il n'est peut-être pas trop tard pour rebrousser chemin. Il lui suffirait alors de s'offrir aux crocs de la bête, de la laisser mordre dans sa chair, et peut-être, avec un peu de chance, le matin, il se réveillerait transformé... Mais Aristide se rend bien compte que c'est une illusion. S'il fait cela, il signe surtout sur son arrêt de mort. Il a voulu être chasseur. Il s'est engagé dans une voie, il est hors de question de faire marche arrière. Aristide ferme les yeux, et se met à murmurer une prière. Ce n'est pas une prière comme on peut l'entendre à l'Église ; celle d'Aristide est beaucoup plus simple. Il prie simplement pour accomplir son devoir, et rester en vie. Rasséréné, il rouvre les yeux et se retourne pour voir la silhouette du loup-garou se dessiner au loin, s'approchant avec une vitesse surhumaine. Aristide se met en position. Tous les conseils de son mentor lui reviennent en tête à ce moment-là. Comme se placer. Quelle force mettre dans son bras. Aristide vise. Puis tire. La flèche siffle dans les airs et vient se planter dans la chair du loup, devenu trop animal pour avoir conscience de ce qui lui arrive. Le même hurlement retentit, mais cette fois teinté de souffrance. Aristide ne se laisse pas impressionner. Il recommence le même schéma, tirant à une vitesse plutôt correcte pour un jeune humain au sommet de sa forme. Les yeux bleu glace du loup-garou plongent un instant dans les siens, avant de s'éteindre définitivement. Aristide se relève et observe la forme gisant au sol, à quelques mètres de lui. Elle tressaute légèrement, mais la mort s'empare d'elle, irrévocablement. Il s'approche lentement. Contemple son œuvre. Il ne ressent pas de fierté particulière. Ni de haine. Il se sent légèrement nauséeux - c'est lui qui a fait cela -, mais en même temps, il se sent vraiment bien. Il a l'impression d'avoir une bonne action, malgré tout. D'avoir empêché une créature du mal de s'en prendre à des innocents. Et Aristide pourrait être fier de cela.


Aristide aurait pu mener une existence assez simple en France. Continuer d'exercer son métier d'enseignant au collège, chasser de temps en temps quand une créature du mal apparaissait - là où il habite, il n'y a pas tant de créatures surnaturelles que ça, et l'alpha de la meute locale a toujours veillé à ce que ses loups se comportent bien, de sorte qu'Aristide n'a pas de raison de s'en prendre à eux. Il aurait pu faire tout cela. Mais la vie en a décidé autrement quand, en novembre 2013, il reçoit un message de Fox. Même si ses sentiments pour lui ne se sont certainement pas taris, il refuse de le voir autrement que comme un ami. Contre toute attente, Aristide accepte de se rendre à Kingsburry. D'aller y faire sa vie. Qu'est-ce qui le retient en France, de toute façon ? Il entretient des rapports cordiaux mais distants avec les chasseurs qui lui ont tout appris. Il n'a plus de liens avec sa famille. Il n'a personne qui compte à ses yeux. Alors il fait à nouveau ses valises, et se rend dans la ville où habite son ami. Il y exerce un poste au lycée depuis la rentrée de septembre. Et continue de remplir sa mission divine, tant que Dieu le veut.


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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 0:00

je suis totalement sous le charme de ton personnage. Je trouve que la foi et ses dérivés sont juste géniaux à aborder en rp et je ne doute pas que tu vas le faire avec brio j'ai très très hâte de lire ton histoire mrrr I love you
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 0:05

Oh, toi aussi, tu le trouves curieusement attirant ? J'espère que la suite ne te décevra pas, dans ce cas, je commencerai l'histoire demain. I love you
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 0:17

horriblement oui ! j'ai toujours eu envie de jouer un prêtre mais j'ai jamais trouvé le bon forum pour ça (et puis j'avoue j'ai toujours un peu peur de mal le jouer aha) du coup il reste dans un coin de mon esprit pour le moment
je guetterai alors héhé !
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 0:24

Tu sais quoi ? Il y a une place de prêtre qui est libre ici, si jamais cela te tente. Et puis ce n'est pas grave si tu le joues mal, on apprend aussi par l'expérience et ce peut être l'occasion de se plonger dans un milieu que tu ne connais pas forcément très bien (sans compter qu'on est aussi là pour se divertir, non mais. ).
J'ai tendance à poster mes histoires une fois qu'elles sont complètes, mais je ferai un effort si tu veux.
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 1:02

Bienvenu sur le forum
Bonne chance pour le reste de ta fiche
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 2:57

non mais ça va pas la tête d'essayer de me faire faiblir alors que j'ai déjà craqué une fois ! (... quand j'aurais du temps et un mois de plus, peut-être, éventuellement) TT
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 8:24

Bienvenue parmi-nous !
Si tu as la moindre question n'hésites pas le staff ananas , bon courage pour la suite de ta fiche.
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 10:45

Merci. I love you
Cooper : j'arrête d'essayer de te tenter, dans ce cas.
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 11:15

Bon retour.
Un personnage croyant, c'est tellement rare alors que c'est si intéressant. Bonne rédaction d'histoire. ^^
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 11:56

tu m'énerves avec tes personnages trop kioul :(
rebienvenue ma caille. ♥
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 12:09

Merci, merci. ♥️ D'ailleurs pour les curieux j'ai posté le début de l'histoire, mais le meilleur reste à venir.


Tobias : j'espère que je le ferai bien alors.
Miles : tu m'aimes plus ? TT
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 12:37

Bienvenue
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 13:08

Merci.
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 18:52

UN CHASSEEEEUR On va finir par les exterminer les bestioles Bienvenue !!!
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 19:23

Beau gooooooooooooooosse
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 19:39

Gaëtan, fightons ensemble.
Pearl, contente de voir que tu trouves mon charme irrésistible, de la part d'une aussi belle demoiselle que toi, c'est un honneur.
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 21:37

Bienvenue! ♥
Il est hyper intéressant ton personnage dis-donc **
-et je ne parle même pas de son physique x)-
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 22:09

Merci à toi, ça me fait plaisir.
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Lun 29 Sep 2014 - 22:43

Tu vas me faire rougir grand fou
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Dim 5 Oct 2014 - 15:48

Puisque ta fiche est terminée, je m'occupe de toi.


t'es validé, p'tit loup !
t'es dans la cour des grands wsh.


Quelle évolution pour ton personnage ! Il devient de plus en plus intéressant le temps passant. C'est un personnage prometteur qui va connaître de beaux jours sur le forum ! Et un petit bonus pour la route :

« Mon amour pour toi est tel un Ojama.
Je t'aime encore plus que les toasts au foie gras.
Ton regard de braise est si intense que dedans, je me noie.
Je t'aime en mini-jupe, mais également en pyjama.
Tu es, et tu resteras, mon ravissant petit rat. »



Tu es officiellement un résident de Kingsbury, si c'est pas beau tout ça ! Tu peux créer un scénario pour en faire un personnage essentiel à ton personnage. D'ailleurs, saches que tu n'es pas tout seul, que tu peux trouver des liens et aussi ouvrir ta propre fiche de liens. Si tu fais partie de la classe des adultes, tu as sûrement un métier afin de gagner de l'argent pour vivre. Enfin, même situ comptes sur les parents pour tout te payer, il te faut quand même un toit. N'oublies pas non plus que nous sommes dans une ville infestée de créatures surnaturelles ; si tu as un don particulier, vérifies que tu as été ajouté dans les quotas de l'annexe de ton annexe ! Vérifies aussi que tu as bien ta couleur de groupe, ton rang et ta célébrité recensée dans le bottin. BOON JEU PARMI NOUS !  


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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.
Dim 5 Oct 2014 - 15:51

Tant de compliments et de beauté dans ton message de validation font exploser mon petit cœur. ♥
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MessageSujet: Re: NIELSEN ♦ ivre d'ombre et d'immensité.

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